**Tarraxinha** : le morceau qui **ralentit** et demande une écoute fine — pas automatiquement une permission. **Urban kiz** : un vocabulaire chorégraphique né en studios européens, souvent codifié « N°1, N°2… ». Les croiser partout, ce n’est pas les confondre. Calendanse héberge les deux dans le corpus kizomba ; cette fiche, sous le hub **Kizomba & origines angolaises**, nomme le **registre musical** tarraxinha, la figure `tarraxinha`, le **consentement** et la frontière avec l’urban — sans hiérarchie moralisatrice. Les retours professeurs placent cette confusion en tête des besoins pédagogiques : nommer clairement protège le social mieux qu’un débat de « vraie » école.
Origines
Le terme **tarraxinha** désigne d’abord un **registre** musical : productions angolaises et lusophones au groove lent, basses serrées, micro-mouvements. Le couple social répond par de petits déplacements, une proximité accrue, une écoute presque whisper — loin du spectacle « sensuel » importé.
**Urban kiz** naît plus tard, surtout en Europe : influences hip-hop, ateliers codifiés, figures numérotées (`n69-advanced-urban-kiz` illustre l’échelle sans l’épuiser). Ce n’est pas une « trahison » de la kizomba : c’est un **style** avec ses codes de stage et de social.
Les playlists mélangent tout : `100-urbankiz-vol-1`, `kizomba-sensual`, morceaux lents non urban. Les profs signalent la confusion comme enjeu n°1 : les élèves dansent urban sur une tarraxinha, ou figent sur un morceau hybride.
La figure Calendanse `tarraxinha` documente un geste ; le mot désigne aussi la musique — double entrée utile si l’on explique le **cadre** relationnel avant la technique.
Les productions « sensual » ou urban sur morceaux lents ne **définissent** pas la tarraxinha angolaise : l’oreille reste la boussole, pas la pochette Spotify.
Rôle culturel
Clarifier le lexique **protège** le social : tarraxinha n’est pas une excuse à la pression corporelle ; urban n’est pas une « vraie » kizomba à imposer aux débutants. Calendanse nomme sans classer moralment.
Le **consentement** est central : ralentir, se rapprocher, micro-onduler exige une **négociation** continue — regard, main, pause. Aucun morceau ne remplace un « oui » maintenu. Checklist utile : distance confortable, sortie facile, pas de commentaire sur le refus.
Cette fiche complète **Semba** (rebond) et le hub Angola : trad, neo, urban coexistent dans les 140 figures — lire le corpus suppose ces repères, pas une guerre d’écoles.
Déontologie image et pédagogie : éviter la caricature hypersexualisée ; parler de **musique** et de **cadre** avant d’empiler `body-wave` et variantes urban.
Calendanse ne **classe** pas les élèves en « trad » ou « urban » : le portail documente les deux ; cette fiche donne le vocabulaire pour choisir consciemment, pas pour exclure.
Les playlists `kizomba-hits-2026` et `kizomba-east-social-dance` montrent la **diversité** actuelle : le DJ ne danse pas à votre place — choisir son registre reste une compétence sociale.
Influence sur la danse
**Tarraxinha (musique)** : groove lent, hanches en micro-mouvement, connexion au torse. La figure `tarraxinha` traduit une partie de ce registre — à calibrer sur l’intention musicale, pas sur la pression du partenaire.
**Urban kiz** : pas plus larges, isolations, lignes hip-hop — autre **vocabulaire**. Danser urban sur un morceau tarraxinha traditionnel déplace l’énergie ; l’inverse aussi. Nommer évite les frustrations en cours.
Figures pont : `basic-step`, `close-position`, `body-wave` — socle avant les numéros urban. Le corpus Calendanse mélange trad et urban : les fiches culture posent le **cadre**, les figures posent le geste.
Passerelles respectueuses : ne pas corriger un partenaire « parce que ce n’est pas la vraie kizomba » ; proposer un cadre, une distance, une écoute. L’urban peut être social ; la tarraxinha peut être mal comprise — les deux demandent des mots.
Checklist consentement : (1) distance confortable, (2) main invitante pas forcée, (3) sortie facile si le morceau s’allonge, (4) pas de commentaire sur un refus. La figure `tarraxinha` ne court-circuite aucun point.
En pratique, annoncer au partenaire « morceau lent, écoute » crée un contrat verbal simple — souvent plus efficace qu’assumer le registre.
Liens avec les styles actuels
**Tarraxinha** (registre musical) : lent, serré, micro-groove.
**Kizomba** (sociale lusophone) : proximité, compasso, continuum angolais.
**Urban kiz** : codification studio, figures numérotées.
**Kizomba neo / trad** : étiquettes floues — priorité à l’oreille et au consentement.
**Semba** : parent rythmique — rebond vs micro-lent (cf. fiche dédiée).
Ouverture
Playlists : `100-urbankiz-vol-1`, `kizomba-sensual`, `kizomba`, `kizomba-hits-2026` — lire les titres avant d’imposer un style.
Hub **Kizomba & origines angolaises** ; figure `tarraxinha` en lien explicite.
Pont `connexion-proche`, `groove-elastique` ; audit urban V2.9 (titres figures, hors culture).
Encadré consentement : ralentir ≠ acquiescer ; urban ≠ permission de forcer.
Ne pas opposer « vraie » et « fausse » kizomba — documenter, nommer, respecter.
Lire la fiche **Semba** pour le rebond parent ; le hub Angola pour l’histoire — tarraxinha pour le registre lent et le consentement.
Le corpus urban V2.9 (figures numérotées) reste accessible : cette fiche culture pose le **cadre** avant d’ouvrir `n69-advanced-urban-kiz` ou des snacks urban.
Proposer « on ralentit l’écoute » plutôt que « on serre » : reformulation utile en tarraxinha pour déplacer la conversation du corps vers la musique.
Relire l’audit urban V2.9 pour les titres figures : la culture pose le cadre, pas le renommage technique.
Pont `connexion-proche` : proximité négociée, pas imposée — aligné avec la déontologie tarraxinha.

